“Nuisibles” du compost : mythe ou réalité ?

Publié le 13 novembre 2020

Identifier les dits nuisibles et comprendre pourquoi on les associe au compost est important pour comprendre que beaucoup d’idées reçues persistent quand on parle de compostage.

Les rats sont souvent un argument anti compost. Il faut savoir que ces rongeurs ne sont pas attirés par la nourriture en décomposition et préfèrent celle fraîche. Ils iront donc en premier lieu gratter la terre pour trouver des vers par exemple. Cependant, des situations les amènent parfois à aller fouiller dans le compost : en cas de sécheresse, s’ils ne trouvent pas assez de nourriture dans le sol, ils iront chercher les vers présents dans les bacs. On retrouve ce phénomène avec les sangliers. En outre, ils peuvent privilégier la chaleur et la sécurité du bac pour élever leur petits, le brassage est donc parfait pour les déranger et éviter leur installation. Dans tous les cas, si vous observez des rats autours du compost, c’est qu’ils étaient déjà présents avant l’installation du bac. En ville, il faut garder en tête que la présence des rats et leur prolifération (notamment dans les grandes villes) est un problème complètement détaché et antérieur à l’arrivé des bacs à compostage.

Rats

Les sangliers sont moins évoqués que le rats car moins nombreux Leur présence touche les zones plus rurales du sud de la France. De même que pour le rat, le sanglier va vers le compost “en dernier recours” si des situations comme la sécheresse appauvrissent considérablement son apport en protéine. Dans ce cas, il ira le trouver avec les vers dans les bac. En règle général il s’éloigne des zones habitées sauf s’il ne trouve plus de nourriture dans ses espaces de vie.

Si des sangliers viennent visiter votre site de compostage, le risque est qu’il retournent le bac d’apport. Il est possible de visser le bac sur quatre poteau plantés dans le sol ou bien de protéger le site électriquement. Une méthode simple viserait à déposer à proximité des sacs de cheveux humains ou des vêtement sales dont l’odeur éloignerait les bêtes.

Les moucherons sont présents là où la matière organique est putride. Pour les éviter, le brassage et l’équilibre entre matières sèches et humides est la clé.

Les hannetons sont perçus comme des nuisibles, notamment par les jardiniers, car leur larves, qui peuvent rester jusqu’à trois ans sous terre, sont voraces et se nourrissent des racines de plantes. Le mythe de les retrouver dans un compost a cependant la peau dure : en réalité, les larves de hannetons ne sont pas déposées dans la matière organique en décomposition mais dans le sol où elles trouvent des racines facilement.

Les larves blanches, bien présentes dans mon compost sont en fait des larves de cétoine, qui elles, se nourrissent de matière en décomposition. Elles participent donc au processus de compostage et deviennent même des insectes pollinisateurs. Ainsi, si vous trouvez de grosses larves blanches dans votre compost, ne vous méprenez pas et laissez les faire leur travail de décomposeurs.

larve cétoine

Larve de cétoine

D’autres insectes volants comme les mouches soldats sont présentes dans le compost. Ce type de mouche ne se développera pas en nuée. Vous pouvez retrouver leu cocon dans votre compost car la larve est un décomposeur.

Mouche soldat