Les différentes manières de composter

 

Le compostage en bac – à froid

Ce type de compostage est le plus répandu dès lors que l’on dispose d’un espace extérieur. Il convient aussi bien en individuel qu’en collectif; la taille du bac évolue suivant les volumes de biodéchets à composter. Le bac peut être en bois ou en plastique, il est muni d’un couvercle. Ce type de compostage est dit « à froid » car les montées en températures se situent en moyenne aux alentours de 50°C.

Le compostage en tas – à chaud / Méthode Jean Pain

C’est le mode de compostage idéal pour les grands jardins et pour valoriser de grands volumes de déchets verts. L’origine des déchets est généralement plus carbonée que dans les composteurs en bac (plus de produits de la cuisine – azotés), l’effet de masse joue alors un grand rôle pour aider à la décomposition du carbone. Cet effet de masse est obtenu en créant en une seule fois un tas de matière humidifiée d’au minimum 1m50/1m50 et de 1m50 de haut. Une forte montée en température est alors obtenue (jusqu’à 80°c). 15 jours plus tard, le tas est retourné, réhumidifié, on peut également y ajouter de la matière azotée (tonte fraîche, orties,…). Ce brassage complet va relancer la montée en température et le compostage de la matière. La méthode Jean Pain concerne des volumes de déchets encore plus importants et a prouvé son efficacité pour décomposer des déchets extrêmement carbonés. Les montées en température étaient telles, qu’il a mis au point un système de récupération de la chaleur dégagée pour chauffer une serre ou une habitation et la récupération de biogaz (produit dès 40°c).

Le compostage de surface

C’est la solution la plus simple pour qui a un jardin. Cette solution s’applique aussi bien aux massifs de fleurs, aux haies, qu’au potager. Il s’agit de déposer ses biodéchets (de cuisine ou de jardin) à la surface du sol. Pour aider à la décomposition des matières, il faut découvrir ces matières d’un paillage naturel afin d’éviter leur dessèchement et pour que les décomposeurs s’y attaquent rapidement (la majorité ne travaille pas en pleine lumière). Ce sont eux qui se chargeront d’enfouir les éléments nutritifs dans le sol. Cette méthode reproduit exactement un principe naturel : en forêt ou ailleurs la matière organique tombe sur le sol et se décompose. Cette méthode est à la fois la moins contraignante et la plus efficace pour un rendre un sol vivant.

Le vermicompostage

C’est la méthode alternative pour composter sans jardin. Il s’agit de composter en intérieur et sans nuisances. Le vermicomposteur est composé de plusieurs étages, d’un bac de récupération des jus et d’un couvercle. Il peut être auto-construit ou acheté. La difficulté principale de ce système est que le compostage est essentiellement assuré par des vers de compost (eisenia andrei ou foetida). Il faut donc les y introduire et leur assurer des conditions de vie favorables : température, type d’aliments, taux d’humidité sont autant d’éléments à maîtriser. Ce système n’est donc pas résilient si une condition n’est pas respectée. Cependant, de nombreux foyers choisissent cette solution sans rencontrer de problèmes majeurs dans leur vermicomposteur. Cette technique permet en outre de récupérer deux types d’engrais très réputés : un liquide et un solide.

Le compostage des toilettes sèches

Il se fait en bac ou en tas. La présence d’un couvercle ou d’un toit est essentielle pour éviter la dispersion d’agents pathogènes. Il est demandé de suivre les phases de compostage à travers un registre de suivi et d’obtenir une « hygiénisation » du compost par l’intermédiaire de montées en température. Le compost obtenu peut être utilisé au bout de la deuxième année et amendera de préférence des massifs de fleurs, des haies ou des arbres plutôt que le potager.